Kurt Cobain

Kurt Cobain

Kurt Cobain est un artiste américain né en 1967 à Aberdeen, dans le Nord-Est des Etats-Unis, et mort le 5 Avril 1994 à Seattle. Il a laissé derrière lui une femme, une fille, et des millions d'admirateurs dans le monde entier.

Influencé par le heavy metal et la scène punk-rock de Seattle, il attrape très vite une guitare et commence à écrire des morceaux. Artiste complet et authentique, ses textes évoquent le mal-être d'un jeune homme paumé dans l'Amérique pauvre de l'Etat de Washington : solitude, drogue, criminalité, maladie. En 1987, il forme Nirvana avec le batteur Krist Novoselic, avec qui s'ajoutera Dave Grohl en 1990 et Pat Smear en 1993. Le groupe connaît un succès fulgurant avec la sortie de l'album "Nevermind" en 1991. La formule : Des mélodies simples et répétitives, des textes percutants, une batterie ultra-puissante, des riffs saturés et une voix rocailleuse chargée d'émotions. Nirvana popularise en quelques semaines le style "punk-rock", plus tard renommé "grunge" par la presse, et parvient à dépasser Michael Jackson dans les charts. Le Hard FM à papa devient ringard et laisse place au Rock Alternatif, et des groupes comme Pearl Jam, Pixies, Smashing Pumkins, puis Green Day, Muse, Biffy Clyro, etc. Certains diront que Nirvana a tué ce qui était fun dans le rock'n'roll, tandis que d'autre pensent qu'il lui a rendu son âme.

Kurt Cobain marque aussi les esprits avec sa personnalité et son ouverture d'esprit. Il est notamment engagé dans les droits des homosexuels et des femmes. Il était également poète, dessinateur, et obsédé par le système génital féminin (cf "In Utero").

Alors âgé de 27 ans, il se tire une balle dans la tête pour mettre fin à ses jours. Il était rongé par la pression médiatique, son addiction à la drogue et ses douleurs d'estomac permanentes. Son suicide le fait entrer dans la légende du rock. Icône éternelle et incarnation artistique de toute une génération, il laisse derrière lui un héritage musical considérable.

Voici sa dernière lettre (source) :

A Boddah (Boddah est l'ami imaginaire qu'il s'était créé)

Parlant du point de vue d'un niais qui en a vu et qui, visiblement, préférerait être un gamin émasculé, cette lettre devrait être assez facile à comprendre. Tous les avertissements qui m'ont été donnés, au gré des quatre cents coups du punk rock, depuis ma découverte, dirons-nous, de l'éthique qu'impliquaient l'indépendance et l'embrassement de votre communauté, se sont avérés justifiés. Je n'ai plus ressenti d'excitation à écouter de la musique ni même à en créer depuis maintenant trop d'années. Je me sens coupable de tout cela bien au-delà des mots. Par exemple, lorsque nous sommes en coulisses, que les lumières s'éteignent et que les hurlements frénétiques de la foule commencent à se faire entendre, cela ne me touche plus autant qu'un Freddie Mercury, qui semblait adorer et se délecter de l'amour et de l'adoration que cette foule lui témoignait, ce que j'admire et envie totalement. Le fait est que je ne peux pas vous tromper, aucun d'entre vous. Cela n'est honnête ni pour vous ni pour moi. Le pire crime auquel je puisse penser serait de duper les gens en prétendant que je m'amuse encore à 100%.

Parfois, j'ai l'impression que c'était comme si je pointais avant de monter sur scène. J'ai essayé tout ce qui était en mon pouvoir pour y prendre plaisir (et j'y prends effectivement plaisir, mon Dieu croyez moi, j'y prends plaisir, mais pas suffisamment). Je me réjouis d'avoir touché et diverti tant de gens. Je dois être l'un de ces narcissiques qui n'apprécient les choses que lorsqu'elles ne sont plus. Je suis trop sensible. J'ai besoin d'être légèrement engourdi pour retrouver l'enthousiasme de mon enfance. Au cours de nos trois dernières tournées, j'ai pu apprécier bien mieux tous les gens que j'ai croisés et les fans ; mais je ne parviens toujours pas à surmonter la frustration, la culpabilité et l'empathie que j'éprouve à l'égard de tout le monde. Il y a de la bonté en chacun de nous et je pense que j'aime tout simplement trop les gens. Tant et si bien que ça me rend foutrement triste. La tristesse, Petit Jésus indifférent né sous le signe du poisson... Pourquoi ne pas simplement se réjouir ? Je ne sais pas. J'ai une femme divine qui transpire l'ambition et la compassion et une fille qui me rappelle trop ce que j'ai été, plein d'amour et de joie, qui embrasse chaque personne qu'elle croise parce que chacun est bon et ne lui fera pas de mal. Et ça me terrifie au point que je peux difficilement fonctionner. Je ne peux pas me faire à l'idée que Frances puisse devenir le rocker misérable, autodestructeur et suicidaire que je suis aujourd'hui.

J'éprouve de la reconnaissance, mais dès l'âge de sept ans, j'ai commencé à haïr l'être humain en général. Simplement parce que ça semble si facile pour les gens de s'en aller avec la compassion. Seulement parce que j'aime trop les gens et que je me montre trop compatissant envers eux, je crois.

Je vous remercie tous, depuis le gouffre brûlant de mon estomac nauséeux, pour vos lettres et l'intérêt que vous m'avez accordé ces dernières années. Je suis quelqu'un de trop erratique, de trop instable. Je n'ai plus de passion, alors rappelez-vous : il vaut mieux brûler franchement que s'éteindre à petit feu. Paix, amour, compassion. Kurt Cobain.

Frances et Courtney, je vous adorerai toujours. S'il te plaît, Courtney, continue pour Frances, pour que sa vie soit bien plus heureuse sans moi. JE VOUS AIME. JE VOUS AIME !!!

"Jeff Buckley et Kurt Cobain sont deux types qui sont morts beaucoup trop vite. Alors si je peux reprendre le flambeau..." - Matthew Bellamy

"Nirvana a pratiquement inspiré tout le monde" - Dom Howard

Muse a toujours été influencé par Nirvana et n'a jamais manqué une occasion de leur rendre hommage, comme à leur concert au festival Roskilde au Danemark en 2010 avec les riffs de School et Endless Nameless.

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