L’étonnante lettre de Glenn Beck à Matthew Bellamy

Il y a quelques jours, Glenn Beck, polémiste Américain, a envoyé une lettre à Matthew Bellamy concernant ses idéologies sur l’Homme, le pouvoir et la capacité à se régir lui-même.

Voici pour vous, chers lecteurs, la traduction en entière de cette lettre :

(Un énorme merci à Alexis de la rédaction pour le travail fourni également)

Cher Matthew,
 j'ai lu vos commentaires dans le Guardian (Journal soeur de l'Observer's) via le magazine Rolling Stone la semaine dernière, et j'ai sentit qu'avec un peu de travail nous pourrions mieux nous comprendre l'un envers l'autre. 
Aussi inconfortable que cela puisse être pour vous, je vais encore écouter vos chansons à fond. Pour moi, vos chansons sont des hymnes qui pose la question fondamentale que tout le monde se pose aujourd'hui, l'homme peut-il se juger lui même ?


Dans le diagramme de Venn de la politique américaine, où les cercles bleu et pourpre se chevauchent, il y a un endroit où vous et moi nous nous rencontrons. C'est une place où les gens s'accrochent à leur religion, leurs droits et leurs armes de connexion avec Dieu, leurs envies de révolutions.
 Vous semblez avoir une connaissance assez bonne de l'avantage comparatif des Etats-Unis et de la politique européenne, mais peut-être qu'il y a un schéma que vous sous-estimez. Tout au long de l'histoire, les dirigeants ont utilisé la musique pour bercer les jeunes gens dans un sentiments de sécurité et d'euphorie. Ils ont utilisé les artistes pour créer l'illusion qu'ils peuvent diriger un pays qui maintient tout le bien et efface tout le mal. Pensez à Zurich en 1916.

Concevez que les artistes se mettent derrière des hommes comme Lénine et Trotsky. Pensez au rôle de la culture pop dans le printemps arabe. La jeunesse se lève, les structures du pouvoir s'écroule, et les pires dirigeants sont attrapés.


D'autre part, l'Amérique ne compte pas sur les dirigeants, nous nous appuyons sur l'individu. Notre pays a été bâti sur les principes de la miséricorde, de la justice et de la charité. Finalement, nous croyons que l'homme laissé seul est bon. C'est une des raisons principales pour laquelle je suis en désaccord avec Chomsky et d'autres que vous avez présenté.
 Les libertaires américains comprennent qu'un plus petit gouvernement donne aux gens la liberté, la liberté de gagner ou de perdre, de manger ou de mourir de faim, de posséder ou de vendre. Le potentiel sauvage de réussite et de bonheur est régit par une chance d'échec égale. Et il est tout à l'individu de prendre tout le contrôle de son destin.
 Ça a été un débat depuis la fondation de l'Amérique, qui a souvent été confus.

Même durant la révolution, il y a eut une pèriode où les plus grand esprits de tous les temps discutaient de l'idée de liberté. Il y avait des divisons qui perdurent aujourd'hui. Robespierre ou George Washington. OWS ou the Tea Party.
Thomas Paine n'a pas vu la différence la première fois, quelques fois la différence est trop subtile.


Pourtant, la question est facile: Pensez vous que l'homme peut se régir lui même ?

Où a t-il besoin que quelqu'un le fasse pour lui pour le forcer à être bon et charitable ?


C'est la scision fondamentale et tout le reste suit. Même si la foi est importante pour nos patriotes américains, aucun d'entre eux n'a forcé peine à avoir cette foi. Il a choisi son parcours, et à la fin, on se souvient de lui comme un patriote critique qui établit la première vraie liberté de l'homme.
 Ils ont compris que nous n'avons pas tout besoin d'être dans le même bateau. Mais plutôt, basés sur une carte des étoiles, êtes-vous dirigés vers la liberté ou le despotisme ?
 Le pouvoir que les libertains américains comme moi veulent tirer vers le bas, c'est le pouvoir qui restreint le droit de l'individu de se déplacer et de créer.
 Matthew, je réalise que les convertis sont assez difficiles à trouver lorsque les enjeux sont si élevés et les projecteurs si brillants, mais je tiens à vous remercier pour chanter des mots qui résonnent avec l'homme dans sa lutte pour sa liberté. 
Je souhaite que je pourrais laisser le bien seul et me taire ... 
... but I've had recurring nightmares that I was loved for who I am and missed the opportunity to be a better man.


Bonne chance pour le nouvel album.


Glenn

(Vous remarquerez le petit passage en Anglais laissé exprès pour une raison qui, je l’éspère, vous sauteras aux yeux)

Alors, êtes-vous d’accord avec Glenn Deck ? Matthew sous-estime-t-il le pouvoir et la religion ?
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4 réflexions au sujet de « L’étonnante lettre de Glenn Beck à Matthew Bellamy »

  1. Je suis d’accord avec la dernière ligne, ma quote favorite de Muse, même si Hoodoo n’est pas ma chanson préférée, après le gars plane trop haut pour moi, son approche du sujet me dépasse (culture et histoire américaine entre autres) mais ce qui est sûr c’est que je le rejoins sur le point que Matt a cette capacité au travers de ses chansons à me faire cogiter sur des sujets profonds, ma propre existentialité etc…et en ça je pose la musique de Muse en éveilleur de conscience, chacun à son niveau ça interpelle. Après sur le vaste sujet de l’Homme peut-il se régir lui-même, je serais tenté de dire oui, à condition qu’il sache écouter sa musique intérieure et donc ne pas se laisser influencer par l’extérieur, la vraie liberté c’est de « se » choisir, au fond on sait ce qui est bien/mal et bon pour chacun de nous. Tain mais c’est quoi ce blog où on part en vrille là!!!! lol

  2. « Notre pays a été bâti sur les principes de la miséricorde, de la justice et de la charité. »
    Massacrer les Indiens, ce n’est pas vraiment ce qu’on pourrait appeler la justice et la charité…

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