Interview de Chris sur 3FM

Voici la traduction d'une partie de l'interview de Chris Wolstenholme pour la radio 3FM. Il parle de le création de l'album The 2nd Law, de l'écriture de ses deux chansons et de la participation de Muse aux Jeux Olympiques.

Partie 1

Les extraits dubstep qu'on entend sont peu nombreux, mais ils sont vraiment joués avec des instruments, ce n'est pas des samples. On s'est inspiré du dubstep et on a voulu essayer de le jouer à la manière de Rage Against The Machine.

 

On a aussi voulu garder le son qui nous définit, ce qui permet aux gens de nous reconnaitre quand ils nous écoutent.
Survival, ce n'est pas vraiment ce qu'on fait d'habitude, mais en même temps ça ne pourrait pas être quelqu'un d'autre.
Il faut trouver l'équilibre entre rester soi-même, et apporter de nouvelles choses. On ne va pas tout changer, ça serait créer un autre groupe, avec les mêmes personnes.

 

On a fait cinq albums qui ont bien marché, on ne peut pas dire "Fuck you" à tous les fans, ça serait pas juste.
Si on avait voulu faire quelque chose de radicalement différent, on aurait fait un projet parallèle. On se doit de garder notre base de fans, qui nous aiment pour ce que nous sommes.

 

C'est marrant parce qu'avant, quand on sortait une chanson, on devait attendre son passage à la radio et tout, alors que là quand Survival a été jouée à la radio chez Zane Lowe, on va sur twitter et boum ! On a les réactions en instantané.
C'est assez bizarre de travailler sur un truc en studio que personne ne peut entendre, et tout d'un coup on va sur twitter et on voit ce que tout le monde pense.

 

Les gens adorent ou détestent ce que l'on fait, il n'y a pas d'entre deux. Pour Survival, certains disent "c'est la meilleure chose que j'ai pu entendre" et d'autres disent "c'est pourri".

Partie 2

Quel est le thème du nouvel album ?
La deuxième loi : tout s'écroule lentement. La vie que l'on connaît n'est pas vraiment durable. D'un point de vue personnel, on s'est inspiré de nos vies, où les choses que l'on connaît disparaissent.
L'album parle de la façon dont les choses que l'ont fait, les relations que l'on a, et la vie que l'on mène : tout ça est une contradiction.

 

Vous chantez deux chansons, vous les avez écrites ?
Oui ! Dom est venu chez moi avant qu'on commence les sessions, je lui ai montré deux chansons que j'ai enregistré moi-même. Il a écouté, on en a parlé, et il a pensé qu'on pourrait les travailler avec le groupe. On est allé au studio, on a essayé de faire ressembler ça à du Muse parce que c'est la première fois qu'on fait une chanson comme ça, et on ne veut pas ressembler donner l'impression que c'est quelque chose de totalement différent. C'était un vrai défi de faire une chanson de Muse avec mes compositions. Tout ça était assez bizarre, au début je pensais que Matt allait chanter, mais on est assez ouvert, on a fait des modifications. Mais comme les paroles sont personnelles, ça aurait été bizarre que Matt chante des trucs qui me concernent moi.

 

Vous êtes fier ?
Ouais bien sûr, c'est génial. Au bout du sixième album, avoir 2 chansons un moi, ça fait un peu en retard en fait, mais c'est de me faute parce que j'ai jamais vraiment osé écrire de chanson depuis un moment. Ça me fait bizarre d'avoir eu à faire 6 albums pour trouver les tripes de proposer mes trucs aux autres.

 

Survival, l'avez-vous écrit exprès pour les JO ?
C'était inspiré par les JO, mais tout le truc de faire une chanson pour eux est venue après l'enregistrement. Il y a eu des rumeurs comme quoi on pourrait faire quelque chose pour les JO, on ne savait pas si on aurait à jouer pour l'ouverture, la clôture ou bien juste écrire une chanson. Mais on a continué à faire notre album normalement. D'habitude les chansons pour les JO sont un peu niais, genre "tout le monde aime tout le monde", et ça ne parle pas vraiment du sport. Matt s'est intéressé au côté obscur de la compétition, le fait de faire tout pour gagner : Je me fiche des autres, je me concentre sur la victoire, devenir le meilleur. C'est certainement ce que font les athlètes tout le temps, cette obsession de vouloir battre tout le monde.

 

Allez-vous la jouer en concert ?
On n'a pas encore commencé à jouer les chansons, les répétitions se feront le mois prochain. On va devoir réfléchir à plein de trucs : comment on va jouer les cuivres, les cordes etc. Il va falloir qu'on travaille tout ça. A chaque album qu'on fait on repousse nos limites de nos capacités en concert.

3 réflexions au sujet de « Interview de Chris sur 3FM »

  1. Je trouve que Chris fait un boulot extraordinaire aux choeurs depuis le début du groupe et magnifie totalement certaines chansons que ce soit en live ou en studio. J’étais impatiente de voir ce que donnerait le voir en lead vocal, pas trop déçue pour une première. C’est un musicien que j’affectionne et respecte profondément. Le meilleur bassiste pour moi avec Georg Holm, tout comme Orri Dyrason peut être le meilleur batteur de sa génération alliant finesse et puissance.
    Dominic Howard lui s’est amélioré dans sa technique d’album en albums et je trouve ça génial. Muse est vraiment constitué de trois musiciens géniaux qui apportent chacun un touche propre. Muse sans un des trois, ne serait plus Muse.
    On l’a vu lorsque Morgen Nichols a remplacé Chris un temps en 2004, les chansons n’avaient plus la même puissance.
    Chouette interview. Grand merci pour les traductions.

Laisser un commentaire