Muse veulent-t-ils dynamiter l’industrie du disque ? (article NME)

Voici la traduction d'un article du magazine britanique NME, écrit par le célèbre spécialise de Muse, Mark Beaumont. Découvrez sa théorie sur les plans fous de Muse, entre business et folies conspirationnistes... Bonne lecture !

"Échapper à la faillite de la planète, Est-ce que Muse va dynamiter l'industrie du disque?

Quand beaucoup de Rock-star achètent à leur mère une maison ils s'inquiètent de savoir si elle a suffisamment d’héliports, de pièces  sécurisées  et une vue sur le parcours de jogging de George Clooney.

Lorsque Matt Bellamy a acheté sa mère une maison dans le Devon en 2008, ses principales préoccupations étaient que la maison soit autonome, afin qu'elle puisse développer sa propre nourriture une fois que les « guerres de l'électricité »auront  commencé, et qu’elle était bien approvisionnée avec tout un stock local de fèves au lard et une hache pour faire du feu.

Même à l'époque, Matt  a dû être conscient  du fait que la deuxième loi de la thermodynamique souligne que le système fermé de production énergétique  de la Terre  pourrait finalement aboutir à une panne de courant mondial dans lequel nous devrions  tous se débrouiller par nous-mêmes, de lutter contre  des bandes de pillards de l’après-électricité  et de manger nos propres semblables.  un thème coups de poing à domicile par la provocatrice, «preview » cinématographique de leur nouvel album « The 2nd Law», qui a été mise en ligne en streaming la semaine dernière.  Les  préoccupations de Muse ont toujours été à la limite des « horreurs socio-économiques »  du futur.

La vision d’un  «United States of Eurasia»,  de leurs chansons sur le fonctionnement obscur de la Terre et le concept de l’expansion de l'humanité vers ou en provenance des étoiles. Mais quelque chose sur cette preview suggère qu'ils ont cessé de désespérer au sujet de la fin du monde et ont commencé à construire eux-mêmes une capsule de sauvetage.

Ceci à en grande partie à voir avec la nouvelle orientation  du clip sur leur label hélium-3.

Comme Kevin EG Perry l'a souligné dans son blog la semaine dernière, l'hélium-3 est un combustible de fusion nucléaire qui pourrait être exploité à partir de la lune, apportant une nouvelle source énergétique à haute teneur dans le système, ce qui pourrait potentiellement sauver l'ère technologique.

Mais cette connexion converge,  autant que Muse s’amuse,  sur la science-fiction ; plus pertinent, peut-être, sur  la métaphore d'une terre en train de mourir par rapport à l'industrie musicale elle-même.  Et l'hélium-3 s'annonce comme la force qui sauve Muse de l'apocalypse vers laquelle l’industrie se précipite.

Crée en 2006 autour du single « Supermassive Black Hole », le label Hélium-3, une filiale de Warner et son site web qui l’accompagne, ont  été une facette largement sous-exposé de la planète Muse.

Le label semblait être mal vu ou interdit dans le vaniteux contrat pour amadouer le groupe. Et le site Web est une page obsessivement conviviale uniquement  utilisé pour l’hébergement des clips vidéo,  des liens vers la vente de billets et les messages cryptiques que les fans peuvent décoder  pour  recevoir des cadeaux de Noël.

Pour la plupart des observateurs occasionnels, Muse semblent avoir fermement signé avec  la Warner Brothers Records.

Mais mettre en avant comme message dès le départ  que leur prévisualisation a été faite « by the Motion Picture Association of l'hélium-3 » suggère un changement d'orientation du label  en tant que conglomérat multi-média,  comme si le reste du monde est laissé là au monde secret spécialisé des Musers.

Serait-ce  comme la fin possible de leur contrat avec les approches Warner (Warner a racheté le contrat des 6 albums avec Muse en 2005 de Taste Media,  dont trois albums avait déjà été livrés, si «The 2nd Law»  est le dernier album de l'accord si il ne comprend pas les albums live), ils sont sur le point de lancer leur propre mini-industrie autonome, une nouvelle  « ruche »  dans la vie du rock en orbite autour d'une étoile qui a fait rage et qui est maintenant en train de s'effondrer sur elle-même?

Muse ne sont pas étrangers à la notion d'auto-production. Avant que Radiohead a commencé à étudier de nouvelles méthodes de plus en plus ennuyeuse de publier  leur musique, que  Jay-Z et Madonna  aient signé des accords avec Live Nation et avant que Placebo ne fasse  un succès de publier leur musique à travers une variété de labels dans le monde entier,

Muse et leur équipe de gestion sont les pionniers de l’idée de l’autoproduction autonome et alors leur label « Mushroom/Taste Media » ont supprimé les contrats séparés dans chaque territoires  de sorte que le groupe était toujours dans un control complet.

Et il semble très inhabituel pour un tel groupe d’une hégémonie bouleversante d’être tenu sous un label majeur depuis trop longtemps.  C’est un peu comme si le Che Guevara tenait un rôle intermédiaire de gestion chez Starbucks.

Ainsi, est ce que « The 2nd Law » verra Muse créer leur propre univers indépendant et révolutionner le haut lieu de la fin de l’industrie de la musique comme ils ont mis en scène le «dubstep’n’roll  de stade » du 21 ème siècle ?

Il semble évident que les Klaxons que l’autodestruction résonnent tout autours de l’industrie de la musique  et que Muse allait enfin finir par décoller dans l'inconnu dans leur propre navette de secours autonome. Prométhée, nous voilà ...?"

 traduction par Laura

5 réflexions au sujet de « Muse veulent-t-ils dynamiter l’industrie du disque ? (article NME) »

  1. C’est sans doute parce que je ne suis pas une intellectuelle… j’ai rien compris! Je vois pas ce que les guerres viennent faire là ^^. En gros, c’est quoi cet article ?

    • Matt Bellamy a toujours été « parano » et adapte des théories du complot. Cet article est une tentative très réussi de pénétrer dans l’esprit dérangé de notre cher Matthew. Il a été écrit par un journaliste très connu par les fans de Muse : Mark Beaumont, spécialiste du groupe depuis toujours.
      Je trouve qu’il a vraiment réussi a traduire ce qu’essaye de dire Bellamy dans ses dernières chansons, et il fait un parallèle intéressant avec le fonctionnement de l’industrie du disque : vouloir vivre en autarcie, hors de tout contrôle des méchants puissants. C’est à dire réussir à s’affranchir du pouvoir qui dérange, ne faire confiance à soi même, devenir auto indépendant.

  2. L’article n’est qu’une traduction de celui de Beaumont. Malheureusement celle-ci est très approximative…

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